Mauve

Mauve

Malva sylvestris L.

Origine · Europe, Afrique du Nord et Asie occidentalePlante européenne

L’histoire de la plante

Avec ses pétales rose violacé parcourus de nervures plus foncées, la mauve semble avoir été dessinée à l’aquarelle. Pourtant, derrière cette apparence délicate se cache une plante qui accompagne les sociétés humaines depuis l’Antiquité. Connue des Grecs et des Romains, la mauve était autrefois appréciée aussi bien comme aliment que dans les pratiques liées au soin. Ses jeunes feuilles, ses fleurs et ses fruits tendres étaient consommés, tandis que ses préparations trouvaient également leur place dans les usages traditionnels de l’époque. Au Moyen Âge, elle figurait parmi les plantes cultivées dans les jardins consacrés aux espèces alimentaires et médicinales. Sa présence dans ces jardins témoigne de la proximité qui existait alors entre nourriture, connaissance des plantes et pratiques herboristes. Au fil des siècles, la mauve est restée une plante familière des campagnes et des jardins européens. Dans plusieurs régions, ses jeunes feuilles ont continué à être intégrées aux soupes et aux préparations végétales, tandis que ses fleurs et ses feuilles ont conservé une place dans les traditions herboristes. Aujourd’hui encore, la mauve possède plusieurs visages : fleur des chemins, plante alimentaire ancienne, plante des jardins et compagne des savoirs herboristes transmis de génération en génération.

Portrait botanique
La mauve est une plante herbacée pouvant généralement atteindre entre 60 centimètres et un mètre de hauteur. Ses tiges sont dressées ou légèrement étalées, ramifiées et plus ou moins velues. Ses feuilles, disposées de manière alterne, présentent une forme arrondie et plusieurs lobes peu profonds. Leurs bords sont dentés et leur base peut parfois porter une coloration plus sombre. La floraison s’étend généralement du printemps à l’automne. Les fleurs apparaissent seules ou regroupées à l’aisselle des feuilles. Elles possèdent cinq pétales rose violacé, profondément échancrés et parcourus de nervures plus foncées. Après la floraison se forme un fruit composé de petits akènes disposés en cercle. Cette forme, évoquant une tranche de fromage, explique certains noms populaires autrefois donnés aux fruits de la mauve, comme « fromageon ». La mauve sylvestre ne doit pas être confondue avec les autres espèces du genre Malva. Plusieurs mauves sont employées dans les traditions alimentaires ou herboristes, mais leur identité et leur composition peuvent différer.
Usages traditionnels
La mauve était déjà connue des Grecs et des Romains. Ses jeunes feuilles, ses fleurs et ses fruits tendres ont longtemps été consommés comme aliments. Au Moyen Âge, elle figurait parmi les plantes cultivées dans les jardins consacrés aux espèces alimentaires et médicinales. Sa présence dans ces anciens jardins témoigne de la proximité qui existait autrefois entre alimentation et connaissance des plantes. Dans plusieurs régions, les jeunes feuilles de mauve sont encore consommées crues ou cuites, notamment dans des soupes et des préparations végétales. Ses fleurs peuvent également servir à décorer certains plats ou apporter une touche colorée aux mélanges de plantes. Parallèlement à ces usages alimentaires, les fleurs et les feuilles de mauve possèdent une longue histoire d’utilisation dans les traditions herboristes européennes. Les préparations à base de fleurs ont notamment été employées pour leur caractère adoucissant et pour accompagner les irritations de la bouche, de la gorge et des voies respiratoires associées à une toux sèche. La mauve a également été traditionnellement utilisée lors de légers inconforts digestifs. Ces usages sont principalement associés à la présence de mucilages dans la plante. La fleur de Malva sylvestris fait d’ailleurs l’objet d’une monographie européenne de l’EMA, l’Agence européenne des médicaments. Sur la base de son usage de longue date, le Comité des médicaments à base de plantes reconnaît l’utilisation traditionnelle de certaines préparations à base de fleurs de mauve pour les irritations de la bouche ou de la gorge accompagnées d’une toux sèche, ainsi que pour certains inconforts légers de l’estomac et de l’intestin. La mention « usage traditionnel » ne signifie pas qu’une efficacité clinique a été démontrée au même niveau que pour un médicament disposant d’essais cliniques suffisants. Elle indique que l’utilisation est considérée comme plausible et qu’elle est documentée depuis au moins trente ans, dont quinze années dans l’Union européenne. D’autres emplois traditionnels, notamment cutanés ou destinés au confort intestinal, sont rapportés selon les territoires et les parties utilisées. Ils ne concernent cependant pas toujours spécifiquement la fleur préparée en infusion. La mauve possède ainsi plusieurs visages : fleur des chemins, plante alimentaire, plante des jardins et compagne ancienne des traditions herboristes. Ces usages sont présentés dans une perspective historique et ethnobotanique et ne constituent pas une recommandation thérapeutique.
Usages documentés
Les fleurs de mauve contiennent notamment : • Des mucilages, constitués de polysaccharides capables de retenir l’eau et de former des solutions visqueuses ; • Des anthocyanes et anthocyanidines, parmi lesquelles des dérivés de la malvine, de la malvidine et de la delphinidine ; • Des flavonoïdes, notamment des dérivés de la quercétine et du kaempférol ; • Des acides phénoliques ; • De petites quantités de tanins. Les pigments anthocyaniques participent à la coloration rose violacé des fleurs. Les mucilages expliquent, quant à eux, la texture douce et légèrement enveloppante traditionnellement associée aux préparations de mauve. La teneur de ces différents constituants peut varier selon le territoire, les conditions de culture, le moment de la récolte, le séchage et la durée de conservation. Des recherches en laboratoire ont étudié les mucilages, les pigments, les composés phénoliques ainsi que différentes activités biologiques d’extraits de mauve. Certains travaux expérimentaux se sont notamment intéressés à leurs activités antioxydantes, anti-inflammatoires ou antimicrobiennes. Ces résultats concernent toutefois des extraits, des concentrations et des protocoles précis. Ils ne permettent pas d’attribuer automatiquement les mêmes effets à une tasse d’infusion ni d’affirmer que la mauve prévient ou traite une maladie. À savoir : la présence d’un constituant dans la fleur ne signifie pas qu’il passe intégralement dans l’eau. La composition d’une infusion dépend notamment de la quantité de plante utilisée, de la température de l’eau et du temps d’extraction.

De la terre à Racines d’Afrique

La mauve sélectionnée par Racines d’Afrique est cultivée et récoltée en France. Ses fleurs sont récoltées puis séchées avec précaution, car leurs pétales délicats peuvent facilement perdre leur couleur ou s’altérer lorsqu’ils sont exposés à l’humidité, à la lumière ou à de mauvaises conditions de conservation. Cette origine française permet à la mauve de prendre naturellement place dans la rencontre entre plantes européennes et africaines qui caractérise Racines d’Afrique.

Illustration botanique de Mauve

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